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Document de contextualisation

Pourquoi une Charte des responsabilités universelles ?


Suggestions de réflexion sur le statut, le contenu, et l’impact potentiel
par Edith Sizoo

Comment réfléchir sur le statut, le contenu et l’impact potentiel d’un texte de référence international sur les Responsabilités Universelles ? En avons-nous besoin ? Quid des chartes internationales existantes ? Explorez ces questions et regardez la responsabilité à travers le prisme des cultures du monde...

Photo : Charter de Svadilfari / Sean


Ce document vise à offrir un contexte pour la réflexion sur le statut, le contenu et l’impact potentiel d’un texte de référence international sur les Responsabilités Universelles.

Il soutient que les nouveaux défis que l’humanité doit confronter au 21ème siècle appellent un effort renouvelé pour réclamer le besoin d’un tel texte, explicitant les responsabilités humaines dans toutes les sphères de la vie, approuvé non seulement par les États mais aussi par les citoyens et les grands pouvoirs d’influence à plusieurs niveaux politiques, économiques et sociaux. Ainsi il vise à répondre à une question souvent posée depuis que l’initiative a été prise de promouvoir l’idée d’une Charte des responsabilités humaines à l’Assemblée Mondiale de Citoyens à Lille, en 2001 : Existe-t-il en effet le besoin d’un tel texte de référence ?

Le document présent est axé en particulier sur le besoin d’un tel texte au niveau international. On traitera cette question de trois manières différentes :

Tout d’abord, un effort sera réalisé pour apprendre des expériences d’autres initiatives internationales dans ce champ (Partie I).

Deuxièmement, le choix de viser la nécessité de renforcer le sens de la responsabilité dans toutes les sociétés sera défendu (Partie II). Dans ce but, les différentes dimensions du concept même de la responsabilité seront explicitées, leur pertinence sociétale élucidée et leurs déclinaisons culturelles illustrées. Ces éclaircissements sont bien sûr bien pertinents également pour ceux qui concentrent leurs efforts sur la promotion des cultures de responsabilité dans plusieurs champs d’activités professionnelles et sociales.

Troisièmement, la question clé de pourquoi viser également un texte sur les Responsabilités Universelles qui fait autorité au niveau international sera traitée directement dans la partie III.

Dans l’annexe I, le lecteur trouvera des descriptions des concepts clés, et l’Annexe II donne une sélection de la littérature qui a été consultée.

Ainsi ce document est composé de trois parties principales :

Partie I : Résultats d’une analyse comparative des Chartes / Déclarations existantes

  • I.1. Statut juridique des documents
  • I.2. Thème central des documents : quelques exemples
  • I.3. Leçons tirées de l’analyse comparative

Partie II : Réflexions sur : Pourquoi viser la Responsabilité ?

  • II.1. Responsabilité : dimensions, pertinence sociétale et déclinaisons culturelles

Partie III : Motivations pour un texte de référence international sur les Responsabilités Universelles

  • III.1. Pourquoi une Charte internationale ?
  • III.2. Stratégie pas à pas pour un impact potentiel

ANNEXE I : Descriptions des notions clé
ANNEXE II : La littérature consultée

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Date de publication: 16 février 2011
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  • Pourquoi une Charte des responsabilités universelles ?
    par caro pierre, 24 octobre 2011 20:25

    La Charte des Responsabilités universelles.

    J’ai relu avec attention la nouvelle formulation de la Charte des Responsabilités.

    Je n’avais jamais pensé « MA » responsabilité autrement qu’allant d’elle-même, telle que mes parents, les personnes que j’ai fréquentées, c’est à dire avec les autres, en ont fait varier les valeurs.

    Je voudrais vous faire part de certaines de mes interrogations, de mes soucis.... jusqu’à mes peines.

    Nous devons avoir conscience de nos positions privilégiées : nous travaillons et vivons de nos revenus, nous sommes libres dans nos pays même si des différences de droit existent, nous sommes en famille, en bonne santé...même si nous avons tous nos petits malheurs.

    Mais les autres : ceux qui ne sont pas « intégrés » dans la société, les marginaux, les exclus, les bannis..., ceux que nous ignorons ou voulons ignorer parce que les « différences » sont trop visibles, pénibles, difficiles à supporter... ?

    Cette Charte peut-elle s’écrire « universelle » avec l’exclusion de femmes et d’hommes citoyens... et responsables de leurs actes ?

    Le Dalaï Lama « … chacun de nos actes a une dimension universelle.....une réorientation de notre esprit non plus vers soi mais vers les autres....prendre soin de chaque membre de notre société... »

    La Charte de la terre : « … Nous partageons tous la responsabilité de garantir le bien-être présent et futur de la grande famille humaine ... »

    la Charte des Responsabilités : « La politique des cinq R... » je suis convaincu aujourd’hui qu’il faudrait ajouter N : la possibilité et les capacités à dire NON à certaines de nos consommations responsables.

    Responsabilité sociale. J’ai eu le bonheur d’être salarié et patron réel de mon entreprise, responsable sur mes biens. Quelle responsabilité (de décision par exemple) peut exercer un salarié qui risque son emploi ? Un patron qui risque le refus d’une banque ?... d’autres situations parfois dramatiques.

    Qu’est-ce que le bien commun dans une entreprise quelle qu’elle soit ?
    « .... La responsabilité est une compétence qui doit être légitimée, donc reconnue » par qui ? Comment ? Pourquoi ?... ou acquérir la compétence ? La légitimité ? Qui en décide ?... pour les exclus, les sans grade, les ignorés.... ?

    La responsabilité et la liberté sont interdépendantes. Celui qui a faim, qui est menacé, qui est malade, qui est exploité, qui se prostitue ou se drogue… a t-il la liberté d’être responsable ?

    Vous savez tous qu’il est plus confortable et plus aisé d’accompagner une personne que de partager ses moments de sa vie.

    Un danger existe : croire que nous allons changer les autres. Espérons modestement changer ensemble.

    Depuis plus de quinze années, j’essaie de comprendre et d’entreprendre comment les retraités ayant du temps, assurés de leur pension, sans crainte pour leur emploi, sans contraintes hiérarchiques ou de productions obligées, en bonne santé, capables.... peuvent être responsables autrement ?
    Ce sont des conditions beaucoup plus idéales que celles de l’ensemble des femmes et des hommes sur la planète, pour assurer des responsabilités.
    Je suis persuadé que des plus jeunes sauront continuer, car les habitudes, les certitudes, les regards des autres et sur les autres ne se changent pas facilement.
    Nous sommes dans le même schéma inculqué par nos écoles : la société se trie par affinité, pas forcément pour répondre à un mieux vivre, pas forcément non plus pour répondre à une meilleure éthique des responsabilités universelles !

    Si « Un voyage de mille milles commence avec un seul pas » partageons nos moyens et nos capacités, et serrons nous tous très fort les mains.

    À vous lire, vous entendre ou vous voir. Pierre Caro

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